Les 8 erreurs qui empêchent votre démarche RSE de produire des résultats

erreurs d'une démarche RSE

De plus en plus d’entreprises s’engagent dans une démarche RSE, que ce soit pour répondre aux attentes de leurs clients, obtenir un label (EcoVadis, Positive Company…), améliorer leur image ou simplement structurer leurs engagements. Pourtant, une démarche RSE ne se résume pas à rédiger un document ou à réaliser un diagnostic. Régulièrement, on retrouve les mêmes erreurs, qui freinent l’efficacité de la démarche et limitent les bénéfices pour l’entreprise. Voici les huit plus fréquentes.

1. Attendre qu'une réglementation s'impose pour agir

De nombreuses entreprises découvrent une nouvelle obligation uniquement lorsqu’un client leur demande une information : GPSR, REP, empreinte carbone produit, ECGT, futur règlement européen sur la déforestation (EUDR)… Le résultat est souvent le même : un travail réalisé dans l’urgence, une mobilisation importante des équipes et des coûts supplémentaires.

Le conseil de MyCarbone : mettre en place une veille réglementaire régulière afin d’anticiper les évolutions et transformer les contraintes réglementaires en avantage concurrentiel. Il est toujours préférable d’aborder les nouvelles réglementations avant votre client.

2. Faire de la RSE uniquement pour obtenir un label ou une bonne évaluation

Obtenir un label est une excellente démarche, mais il ne doit jamais constituer une finalité. Un référentiel comme EcoVadis ou Positive Company permet avant tout d’identifier les points forts de l’entreprise et les axes d’amélioration. Le véritable enjeu est de transformer les résultats obtenus en plan d’actions concret et de faire progresser l’organisation année après année.

Le conseil de MyCarbone : N’engagez pas une démarche RSE pour obtenir un label. Engagez-la pour faire grandir votre entreprise. Le label viendra récompenser le travail accompli.

3. Oublier de consulter ses collaborateurs

Une démarche RSE se construit rarement uniquement depuis le bureau de la direction. Les collaborateurs sont les premiers concernés par les sujets de qualité de vie au travail, d’organisation, de sécurité ou encore de formation. Ils connaissent souvent les difficultés du quotidien et disposent d’idées simples permettant d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise. 

Le conseil de MyCarbone : Une démarche RSE réussie est avant tout une démarche participative. Les équipes peuvent également proposer des pistes d’optimisation, réduire certains gaspillages, améliorer les processus internes ou identifier de nouvelles opportunités de développement.

4. Penser que la RSE est l'affaire de tout le monde

On entend souvent que « la RSE est l’affaire de tous ». C’est vrai… mais sans pilote clairement identifié, les actions avancent difficilement. Sans responsable, il n’est pas possible de coordonner les actions, suivre les échéances, conserver les preuves et animer la démarche.

Le Conseil de MyCarbone : Il est essentiel de désigner un responsable RSE au minimum, voire un comité RSE, qu’il s’agisse du dirigeant ou de collaborateurs disposant d’un temps dédié à cette mission. Cela peut représenter une bonne opportunité pour développer les compétences et la motivation d’un collaborateur avec une affinité avec ce sujet.

5. Ne jamais mesurer les résultats

Beaucoup d’entreprises mettent en place des actions sans jamais vérifier leur efficacité : réduction des déchets, achats responsables, mobilité, formation, consommation énergétique… Sans indicateurs de suivi, il devient impossible de savoir si les objectifs sont atteints ou si les efforts portent réellement leurs fruits. 

Le Conseil de MyCarbone : Quelques indicateurs simples suffisent souvent comme le taux de formation, la satisfaction des collaborateurs via un questionnaire QVT, la consommation annuelle d’énergie.

6. Négliger les achats responsables

Les entreprises concentrent souvent leurs efforts sur leur consommation d’électricité, leurs déchets ou leurs déplacements. Pourtant, dans de nombreux secteurs, les achats représentent la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (Scope 3). L’origine des matières premières, les conditions de fabrication, les transports, les conditions sociales chez les fournisseurs ou encore la fin de vie des produits deviennent aujourd’hui des sujets majeurs.

Le Conseil de MyCarbone : Mettez en place une politique d’achats responsables afin de progressivement engager vos fournisseurs dans les tendances de demain et d’améliorer l’impact environnemental de l’entreprise sur l’ensemble de sa chaîne de valeur.

7. Ne pas conserver les preuves

Une entreprise peut réaliser de nombreuses actions RSE… sans être capable de les démontrer. Une action non justifiée est souvent perçue comme invisible ou pire s’apparenter à du greenwashing. Les clients, les organismes de labellisation ou les investisseurs demandent de plus en plus de preuves : politiques internes, photos des actions réalisées, attestations de formation, facture, comptes rendus de réunions, indicateurs de suivi…

Le Conseil de MyCarbone : Une démarche bien documentée est une démarche valorisable. Essayez de les organiser par piliers : social, environnemental etc… pour mieux structurer votre démarche RSE.

8. Vouloir tout faire dès la première année

C’est probablement l’erreur la plus fréquente. Bilan carbone, politique RSE, achats responsables, biodiversité, qualité de vie au travail, communication, certifications… Vouloir tout lancer simultanément conduit souvent à une perte de motivation et à une démarche difficile à maintenir dans le temps. 

Le Conseil de MyCarbone : La RSE est une démarche d’amélioration continue. Il est préférable de définir quelques priorités réalistes, de les mener à terme et de construire petit à petit une stratégie solide. Par ailleurs, dans le cadre des labellisations RSE, les organismes évaluateurs vous donneront souvent des pistes d’amélioration par priorité pour avancer progressivement sur votre démarche.

Une démarche RSE efficace ne repose pas sur le nombre d’actions mises en place, mais sur leur cohérence, leur suivi et leur amélioration dans le temps. Une démarche gagnante consiste à anticiper les évolutions réglementaires, intégrer les collaborateurs, mesurer les progrès et intégrer progressivement la RSE dans le fonctionnement quotidien. En faisant de la RSE un véritable outil de pilotage plutôt qu’une simple obligation ou un objectif de communication. L’entreprise améliore non seulement son impact environnemental et sociétal, mais également sa performance, son attractivité et sa résilience face aux défis de demain.

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