Labels RSE : guide complet des normes, certifications et référentiels

labels et certifications RSE

La RSE repose aujourd’hui sur une multitude de labels, normes et référentiels. Ils permettent de structurer les démarches, de prouver les engagements et répondre aux exigences réglementaires. Mais cette abondance crée aussi de la confusion : certains labels ont une portée nationale voire internationale, reconnus ou non par l’Etat, avec une fiabilité parfois questionnable… À travers cet article, nous allons chercher à comprendre les différents types de référentiels disponibles et les limites de ce système.

1. Les grands cadres structurants de la RSE

Les normes internationales (cadres de référence) posent les bases méthodologiques notamment grâce aux normes ISO 26000 (RSE), ISO 14001 (environnement) et ISO 45001 (santé-sécurité). Elles guident les entreprises mais ne sont pas toujours certifiantes. Certains référentiels comme IFRS Sustainability, EFRAG, ou SASB permettent de structurer le reporting extra-financier.

Les labels et certifications généralistes pour les entreprises & organismes, Ils valident un niveau de maturité RSE global, on retrouve B Corp, Lucie 26000, Engagé RSE (AFNOR) par exemple. Ce sont les plus visibles et les plus crédibles auprès des parties prenantes.

2. Les labels selon la portée ou pilier

Labels environnementaux : Ils évaluent l’impact écologique des produits ou activités, on peut citer de manière non exhaustive Écolabel Européen, NF Environnement, Agriculture Biologique (AB).

Labels sociaux et éthiques : Ils sont axés sur les conditions de travail et les droits humains : Fairtrade / Max Havelaar, Label Diversité, Fair Wear Foundation.

Labels sectoriels : Spécifiques à certaines industries : FSC (bois et papier), MSC (pêche), Origine France Garantie, GOTS (textile biologique), label rouge (alimentaire) …

3. Les démarches et initiatives RSE

Démarches climat : Elles permettent de mesurer et piloter les émissions, on retrouve le Bilan Carbone® de l’ADEME en France mais on peut également s’appuyer sur le GHG Protocol ou CDP à l’international.

Initiatives RSE volontaires : Elles traduisent un engagement sans certification formelle, on retrouve le Global Compact des Nations Unies très reconnu dans le milieu, le Science Based Targets initiative (SBTi), ou encore la Charte RFAR (Achats Responsables).

Acteurs de la neutralité carbone : Ils certifient des projets de compensation carbone. On s’appuie sur le Label Bas Carbone en France mais on trouve d’autres organismes comme Gold Standard et Verra (VCS) à l’international.

4. Les outils d’évaluation et de contrôle

Systèmes d’évaluation RSE : Ils sont utilisés pour attribuer un score aux entreprises que ce soit pour collaborer avec un fournisseur plus durable ou évaluer sa démarche RSE par un organisme tiers reconnu : EcoVadis, Positive Company

Audits sociaux et supply chain : Ils évaluent les fournisseurs et sous-traitants à travers un audits dans les usines, SMETA (Sedex) et amfori BSCI sont les plus utilisés.

Tous les labels et certifications ne se valent pas. Certains sont peu exigeants, auto-déclarés et/ou sans audit indépendant. C’est particulièrement vrai pour certains labels privés ou “marketing”. Ils peuvent être utilisés comme outil de greenwashing, d’où la nécessité de vérifier si le label repose sur des audits structurés, des méthodologies publiques et une logique d’amélioration continue. L’avis de MyCarbone, privilégier la crédibilité à l’affichage, dans une stratégie RSE, l’objectif n’est pas d’accumuler des labels. L’enjeu est de choisir des référentiels reconnus, exigeants et alignés avec votre activité et fonctionnement. Un bon label ne se valorise pas seulement par la communication mais par les faits.

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Une réponse

  1. Très pertinent, cela permet de mieux saisir les différents labels et organismes en les classant par catégorie

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